Objectifs
— Rendre visible le climat émotionnel du groupe
Permettre au collectif de prendre conscience des états émotionnels présents au début d’une séance, souvent invisibles mais déterminants pour la qualité des échanges et de la coopération.
— Créer une rupture avec la vie ordinaire
Installer un temps d’entrée spécifique dans la séance, en marquant le passage d’un contexte opérationnel à un espace de travail collectif, réflexif ou créatif.
— Sécuriser la prise de parole
Offrir un mode d’expression simple, non jugeant et parfois non verbal, favorisant la sécurité psychologique et l’authenticité des participants.
— Adapter la conduite de la séance au réel du groupe
Donner au facilitateur des repères immédiats pour ajuster le rythme, les méthodes et le niveau d’exigence de la séance en fonction de l’état du collectif.
Méthode
1. Mise en place du support
Installer un support visuel visible par tous (paperboard, tableau, mur) comportant plusieurs humeurs représentatives (ex. : serein, motivé, sous pression, fatigué, enthousiaste, préoccupé).
2. Expression individuelle
Chaque participant est invité à :
— choisir l’humeur qui correspond le mieux à son état du moment,
— positionner un post-it, un point ou son prénom sur la zone correspondante.
Durée : 1 à 2 minutes.
3. Lecture collective
Le facilitateur propose une lecture globale du Mur des humeurs :
— repérage des tendances dominantes,
— absence de commentaires individuels ou d’interprétation psychologique.
4. Régulation légère si nécessaire
Si une humeur particulière est largement partagée (fatigue, tension, démotivation), un court ajustement peut être proposé :
— clarification du cadre ou des objectifs,
— adaptation du rythme,
— pause ou respiration collective.
5. Transition vers le travail
Le groupe entre ensuite dans la séance avec une conscience partagée de son état, condition favorable à un travail collectif plus fluide et plus respectueux des personnes.
Valeur ajoutée
Le Mur des humeurs est un outil de régulation douce : il ne vise pas à analyser les émotions, mais à les reconnaître comme des données légitimes du travail collectif, afin d’en tenir compte dans la dynamique de la séance.


