Méthode A: Diagnostic d'un professus transversal simplifié
1. Définition
- Rendre visible le fonctionnement réel du processus
- Identifier les points de tension majeurs
- Construire un constat partagé
- Faire émerger quelques actions d’amélioration à fort impact
- Définir le début, la fin et la finalité du processus
- Un seul processus, clairement nommé
- Décrire les étapes telles qu’elles se font réellement
- 6 à 8 étapes maximum
- Une étape = une action concrète
- ⏳ Temps d’attente
- ⚠ Décisions bloquantes
- 🔄 Reprises / re-travail
- 🤝 Interfaces sensibles
En général, 20 % des étapes concentrent 70 % des irritants.
- Sélectionner 3 à 5 dysfonctionnements clés selon :
- impact sur la performance,
- impact sur le travail,
- fréquence.
- une action simple,
- testable rapidement,
- à faible risque.
Méthode B: Diagnostic participatif d’un processus transversal inter-services (Méthodologie de la cartographie de processus en couloirs (Swimlanes)
Le premier schéma décrit le processus de manière linéaire et séquentielle, facilitant la compréhension du flux global. Le second, structuré par acteurs, rend visibles les interfaces entre services, à l’origine de 70 à 80 % des dysfonctionnements. Il transforme ainsi une cartographie descriptive en outil de diagnostic organisationnel et managérial.
1. Quand utiliser cette méthode ?
- Diagnostic de processus transversal
- Analyse des retards, re-travaux, incompréhensions
- Amélioration de la coopération interservices
- Préparation d’un plan d’actions ou d’un chantier d’amélioration continue
2. Étapes de la méthode
Étape 1 – Définir le périmètre
Clarifier le point de départ, le point d’arrivée et le client du processus.
Un périmètre trop large diminue la lisibilité et l’efficacité du diagnostic de près de 40 %.
Étape 2 – Identifier les acteurs réels
Lister les services, métiers ou rôles effectivement impliqués (et non uniquement ceux de l’organigramme). En moyenne, 20 à 30 % des acteurs clés émergent seulement lors du travail collectif.
Étape 3 – Construire les couloirs
Créer un couloir par acteur ou fonction. Chaque action est positionnée dans le couloir de celui qui la réalise réellement.
Étape 4 – Décrire le flux réel
Cartographier les étapes chronologiques en intégrant :
– actions
– décisions
– contrôles
– retours arrière
– temps d’attente
Dans les processus de services, jusqu’à 60 % du temps total correspond à de l’attente ou du re-travail.
Étape 5 – Visualiser les interfaces
Tracer explicitement les passages d’un couloir à l’autre. Ces interfaces concentrent la majorité des retards, pertes d’information et tensions.
Étape 6 – Identifier les points critiques
Annoter collectivement :
– irritants
– goulots d’étranglement
– risques
– zones de non-valeur ajoutée
Généralement, 10 à 15 % des étapes concentrent l’essentiel des dysfonctionnements.
Étape 7 – Valider collectivement
La cartographie devient un support de discussion et de régulation, et non un simple livrable descriptif.
3. Point de vigilance managérial
La valeur de la méthode repose moins sur la qualité graphique que sur la qualité du débat collectif qu’elle permet. La cartographie agit comme un objet médiateur révélant l’organisation réelle du travail.
Si vous le souhaitez, je peux décliner cette fiche en version très synthétique (1 page), en format slide, ou en fiche animateur Enedis avec consignes de facilitation.